Escalade en Haute-Savoie
 

Falaise : PAROI D'ANTERNE

Intérêt : ****
Cadre : ****
Hauteur : 400 à 650 m
Rocher : Calcaire
Approche : 2h30 à 3h30
Altitude : 2300 m
Orientation : Est-Nord-Est
Pluie (faible/forte) :  0
Période : Juillet à septembre
Enfants : /
Topo : Giffre, Risse, Foron
Entre le vallon d’Anterne et celui de Sales, une paroi de 3 km de long pour 400 m à 600 m de haut y compris le socle : la face Est des Fiz. Quelques anciens itinéraires, non décrits ici, empruntent les lignes de faiblesse avec un équipement terrain d’aventure. Respect pour ces pionniers audacieux, qui n’avaient pas de perforateur ! Depuis 1998, cinq voies modernes typées « Wenden », se sont dessinées dans les dalles, sur un rocher généralement excellent, compact et abrasif (dont deux nécessitant l'usage de coinceurs). L’ouverture du bas fut éprouvante. Ici le crochet à goutte d’eau est souvent précaire, notamment dans les zones de rocher gris, sculpté surtout de vaguelettes verticales.

S’il fallait trouver leur dénominateur commun, ce serait l’engagement. Engagement de l’escalade (pas d’échelle à clou...) et de l’accès : itinéraires haut perchés, défendus par un socle de schiste, piège redoutable en cas de retraite sous l’orage. Dans ces hauts lieux d’une sauvage beauté que sont les pentes infinies du Buet et le massif du Mont-Blanc, le grimpeur rompu à ce type de terrain vivra des moments intenses sous l’oeil narquois du gypaète.

Accès : Parking au terminus de la route passant devant la cascade du Rouget (1180 m), au-dessus de Sixt. Monter le sentier en direction du refuge Alfred Wills (refuge d’Anterne). Selon la voie choisie, l’envie et le niveau des grimpeurs, on a le choix : soit d’aller passer la nuit au refuge (ouvert de juin à septembre, accès en moins de 1h30), soit de gravir une voie à la journée. Si on choisit cette dernière solution, on ne va pas jusqu’au refuge : Du collet d’Anterne, quitter le sentier et prendre au mieux en oblique pour gagner le pied de la paroi. Une fois au pied, on se déplace facilement.

Secteur Marina : Gagner le pied du premier grand couloir (le plus à droite) coupant le socle. Il s’aborde par la droite et se remonte sur la gauche, sauf quelques passages un peu à droite (3b/3c en très bon rocher, un passage de 4b). Il est possible de s’assurer (quelques pitons en place, relais sur spits au sommet). Du haut du couloir, traverser une dalle facile vers la droite. Pour Biografiz, revenir à gauche. Pour Marina, continuer par des gradins faciles en oblique à droite. 2 h 30 depuis le parking.

Secteur Les yeux dans le bleu : L’approche est celle de la « Cave à glace », découverte par A. Wills, et atteinte avec les moyens d’assurage de l’époque (1850). Repérer dans le socle en schiste noir un couloir en oblique à droite, dominé par un énorme toit. Le remonter sur son bord gauche (éventuelles cordes fixes dont on se méfiera) puis vers la droite sous le toit jusqu’à une petite brèche. Franchir par la droite un ressaut aérien mais facile de 10 m, assurage possible (inutile d’emprunter le petit dièdre spité par des spéléos), remonter les gradins herbeux et puis descendre traverser à gauche (1 h 40 du refuge). Un peu plus loin se trouve la « cave à glace ».

Descente : Rejoindre le sentier de la pointe de Sales (depuis de sommet de Djin Fiz, traverser un peu vers le nord jusque vers la sortie de Les yeux dans le bleu, puis descendre vers l’ouest, quelques pas de désescalade) et rejoindre la descente classique (cairns, délicat de nuit puis bonne sente). Prévoir 1 h/1 h 30 jusqu’au refuge de Sales, 2 h/2 h 30 du sommet jusqu’au parking.

Nombre de voies sportives : 3