Escalade en Haute-Savoie
 

Balmosaure

Falaise : Balme
Cotation : 8a+
Intérêt : ****
Type : Rési, conti          
Longueur : 47 m
Dévers : 6 m
Equipement : Goujons de 10 et 12 mm
Points : 17
Réalisations :  Plus de 2

Equipeur : Nicolas Potard

Première réalisation : Martina Cufar

Attention corde de 90 m indispensable pour faire l'aller retour (80 m insuffisant).

L'avis de l'équipeur : Une superbe couenne, ça vaut 4 étoiles.

Ligne évidente car on remonte une belle colonnette (fait rare en Haute-Savoie) jusqu’à un bon repos ou on peut lâcher (un peu) les mains. ça vaut 7b+ jusque là, on se croirait a la grotte a Hulk, en moins raide bien sûr ! Puis on arrive au crux, avec un gros genou, clipper la dégaine et déclipper celle du dessous pour limiter le tirage. S'en suit le crux, dément sur concrétions puis petites prises (rallonger la deuxième dégaine du crux et la clipper avec le trou vertical main droite). C est un peu "run Out"...  On sort a droite sur un gros bac ou on se repose bien (7c+ jusque là); bien rallonger la dégaine au dessus . Poursuivre dans un vague dièdre typé Haute-Savoie avec méthodes, bien rallonger la dernière dégaine pour pouvoir la clipper avec "la boule" avant les dernières belles fermetures sous le relais. N'oubliez pas le pied à gauche ! Cotation proposée : 8a.

L'avis d'un grimpeur : Approche soit par les deux premières longueurs de Zénith, 7a puis 6c, soit par une via cordata à droite (jumar indispensable, vérifier l’état des cordes). Le relais est très confort sur une vire presque plate.

Conditions : une des rares voies de Balme soumise aux résurgences, la plus tenace n’étant pas à la colo, mais dans le dièdre du haut et cette résurgence là, peut ne pas être visible depuis le bas. Sinon, vu la taille des prises dans le deuxième crux sous le relais, il vaut mieux une bonne collante. Enfin, sous pluie « raisonnable », Balmosaure est jouable.

La première section : rare en Haute-Savoie, une colo grumeleuse et farineuse probablement évolutive qui « cause » en sortie (environ 7b) et repos total.
Suivent quelques mètres athlétiques mais « faciles » jusqu’ à coincer un gros genou : repos depuis lequel on clippe.

Les vraies hostilités commencent après l’abandon du « verrou genou ». Ca déverse et ça traverse, donc pas facile de se « caler ». Plusieurs méthodes possibles, en commun : clippage énergétique (dégaine en place) avec un trou vertical main droite, « bourrinage » en inversée main gauche sur concrétion, puis succession de « niaquettes »… Les mouvements les plus durs sont bien protégés, au-dessus il faut rester zen, mais l’intensité baisse d’un bon cran.

Encore un bon repos au pied d’un dièdre évasé, soutenu, physique au début et toujours technique, qui bute sous une zone lisse. On décale alors à gauche sur le fil du pilier. C’est le deuxième crux, très aérien. Moins en puissance que le premier, mais mental car la « coche » s’y joue et les fermetures sur certaines réglettes « maigrichonnes » ne sont pas données. De plus, la corde commence à peser.

Balmosaure, une ligne de caractère, majestueuse et inquiétante…